Le tour du monde de l’innovation


Chaque semaine, La Tribune vous propose de partir à la découverte des petites et grandes innovations qui annoncent l'avenir.

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10TOKYO – Japon

Fanbrella, le parapluie équipé d’un ventilateur électrique

Deux en un

Dans les pays tropicaux, où la chaleur et l’humidité sont intenses toute l’année, il est difficile de sortir sans beaucoup transpirer, et les éventails n’y changent pas grand-chose. Pour ne pas être gêné durant les grosses chaleurs, une startup japonaise a inventé le Fanbrella, un parapluie de 600 grammes doté d’un très discret ventilateur électrique. Fixé sur la partie supérieure du parapluie, et isolé par un filet de protection, il s’actionne en appuyant sur un petit bouton situé sur la poignée. D’après les créateurs, le Fanbrella peut faire baisser la température du corps de trois degrés. Coût du confort : 3 480 yens (environ 29 euros).

9SINGAPOUR

Un comprimé tout en un sur mesure imprimé en 3D

Santé

Les personnes âgées ou malades doivent souvent jongler avec de nombreux médicaments, qui doivent être pris à différents moments de la journée, à différents dosages. Pour leur faciliter la vie, des scientifiques de l’université de Singapour ont mis au point des pilules personnalisées, imprimables en 3D, qui peuvent contenir plusieurs médicaments dans un seul comprimé. Grâce à un logiciel, les docteurs déterminent le dosage et la fréquence de prise des médicaments, puis le programme crée un moule personnalisé que l’on peut imprimer avec n’importe quelle imprimante 3D. À chaque moment de la journée, il suffit de prendre un seul comprimé, parfaitement adapté. De quoi simplifier le pilulier.

8TEL-AVIV – Israël

Des verres intelligents pour payer sans son portefeuille

Paiement sans contact

Et si vous ne preniez même plus votre carte bancaire pour sortir ? Cela éviterait bien des vols… La startup israélienne Glassify commercialise pour les bars et restaurants des verres intelligents équipés d’une puce dotée d’un QR Code et de la technologie NFC, qui permettent de payer ses consommations sans même sortir son argent. Les clients doivent scanner un code et télécharger l’application Glassify, ce qui leur ouvre la possibilité de payer sans contact auprès des commerces équipés et de bénéficier d’une réduction sur leur consommation. Il est même possible de réserver un taxi avec l’application, pour rentrer plus sereinement après une soirée arrosée.

7KIGALI – Rwanda

Quand les drones sauvent des vies

Santé

La santé publique entre dans une nouvelle dimension au Rwanda. Depuis quelques semaines, les centres de soin les moins accessibles du pays reçoivent leurs vaccins et leurs poches de sang directement du ciel, par des drones à usage médical réalisés par l’entreprise américaine Zipline. Ces drones « humanitaires » pèsent 13 kg, peuvent voler à 70 km/h et embarquer 1,5 kg de produits, qu’ils lâchent avec un parachute directement sur leur cible. Le dispositif devrait être étendu à l’ensemble du territoire d’ici à la fin de l’année.

6STOCKLHOLM – Suède

Demain, le préservatif sera indéchirable

Prévention

La startup suédoise Lelo, qui se décrit comme « l’Apple des produits de plaisir », est peut-être assise sur une mine d’or : le préservatif du futur, qui ne peut ni se déchirer ni glisser, ce qui garantit un rapport sexuel « sûr » à 100 %. Après sept ans de recherches, la jeune pousse a mis au point un matériau ultrarésistant, constitué de graphène, intégré dans la structure en latex. Le préservatif, nommé Hex, se compose de 350 hexagones : chacun absorbe une partie de la pression exercée par les utilisateurs, sans perte de flexibilité ni d’élasticité. Selon Filip Sedic, son créateur, même une aiguille ne le déchire pas. La startup a récolté plus de 68 000 euros sur la plateforme de financement participatif Indiegogo, alors que l’objectif initial était seulement de 10 600 euros.

5ROTTERDAM – Pays-Bas

La première étable flottante au monde accueille 40 vaches

Agriculture urbaine

Dans une agglomération de plus d’1,5 million d’habitants, où la plupart des terres ont été gagnées sur l’eau, le foncier n’a pas de prix. Logiquement, c’est donc sur l’eau que Rotterdam va inaugurer en décembre la première ferme flottante au monde. D’un coût de 2,5 millions d’euros, cette plateforme de plus de 1 000 m2 hébergera 40 vaches, qui devraient produire 1 200 litres de lait par jour destinés à la fabrication locale de yaourts. Pour fournir l’herbe nécessaire aux vaches, un substrat mince, alimenté par une solution nutritive à base d’engrais naturel issu des déjections des animaux, servira de base à cette culture hors-sol.

4STRANRAER – Royaume-Uni

Un immense réseau électrique alimenté par… des cerfs-volants

Energie propre

Même le fondateur de Microsoft, Bill Gates, le dit : le cerf-volant est une solution du futur pour produire de l’électricité. La ville de Stranraer, en Écosse, partage ce point de vue. D’ici à 2025, la ville va utiliser des cerfs-volants pour alimenter un réseau électrique de 500 kilowatts, qui sera implanté sur un site du ministère de la Défense. Le système, créé par la société Kite Power Solutions, utilise le jet-stream, c’est-à-dire le courant d’air très rapide qui circule dans l’atmosphère, pour produire de l’électricité. Les cerfs-volants utilisés pour récupérer cette énergie mesurent 40 mètres de large et génèrent deux à trois mégawatts d’électricité chacun, soit l’équivalent d’une éolienne de 100 mètres de haut.

3Bogotá – COLOMBIE

Cette plateforme de ménage à domicile n’« ubérise » pas ses employés

Travail

Si le marché du ménage à domicile est florissant en Amérique du Sud, les startups qui y prospèrent font surtout parler d’elles pour les mauvaises conditions de travail réservées à leur main-d’oeuvre précarisée, et un service souvent jugé défaillant. D’où l’idée de la startup Hogaru, qui veut « dignifier et professionnaliser le ménage à domicile ». Hogaru n’utilise aucun « travailleur indépendant », mais emploie tous ses salariés en CDI et leur fournit du travail de 8 heures à 17 heures du lundi au samedi, avec un vrai contrat de travail et une protection sociale. Les sessions de ménage durent quatre ou huit heures et la plateforme s’arrange pour que chaque client ait affaire aux mêmes intervenants à chaque session. L’objectif : améliorer la qualité de la prestation, donc la fidélisation et la confiance du client, en offrant des conditions de travail décentes aux salariés.

2RALEIGH - États-Unis

Un harnais et une gamelle connectés pour dresser les chiens secouristes en un temps record

Sécurité

Le temps, c’est des vies. Si l’efficacité des chiens secouristes n’est plus à démontrer, leur formation est longue. Pour réduire ce délai, une équipe de chercheurs de l’université d’État de Caroline du Nord a inventé un harnais intelligent, bardé de technologies dont un micro-ordinateur de la taille d’un jeu de cartes. Fixé autour du corps du chien, il surveille la posture de l’animal (se mettre assis, debout, manger), ses réactions aux ordres et à son environnement (détection d’explosifs, sauvetage pendant une catastrophe naturelle…). Lorsque le chien effectue une bonne action, des friandises lui sont distribuées à partir d’une gamelle connectée située à proximité. De quoi diminuer considérablement la durée du dressage, car ce système agit en permanence, même quand le dresseur n’est pas là.

1HAWAÏ – États-Unis

Des cages high-tech pour élever les poissons en pleine mer

Aquaculture

L’élevage de poissons est souvent cité comme une solution à la surpêche. Mais installés à proximité des côtes, ils se trouvent exposés à la pollution industrielle ou à la prolifération de parasites nécessitant l’utilisation d’antibiotiques. D’où l’idée de les délocaliser en haute mer. La société Ocean Farm Technologies a créé les Aquapods, des cages high-tech sphériques, autonomes et connectées, qui dérivent en pleine mer au gré des courants. Équipées de capteurs, elles permettent aux poissons de grandir dans un environnement plus sain, sans que leur présence impacte négativement les écosystèmes marins. Chaque Aquapod peut abriter jusqu’à 2 000 poissons. À terme, la cage sera équipée d’un robot nettoyeur pour évacuer les déjections, de procédés pour nourrir les poissons à distance et de caméras pour suivre le bon déroulement de leur croissance. Mais il faudra encore attendre dix ans avant que le dispositif soit opérationnel.