Le tour du monde de l’innovation


Chaque semaine, La Tribune vous propose de partir à la découverte des petites et grandes innovations qui annoncent l'avenir.

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10Nouvelle-Zélande

Bienvenue à Zealandia, le 8e continent

Les vérités scientifiques le sont jusqu’à ce qu’on les contredise. La Terre n’est donc pas composée de sept continents, mais de huit depuis que des scientifiques australiens, néozélandais et calédoniens ont découvert l’existence, en février dernier, d’un continent aujourd’hui disparu, dissimulé depuis des millions d’années à côté de l’Australie, dans l’océan Pacifique. Grand de 4,9 millions de kilomètres carrés (soit neuf fois la France métropolitaine), il porte le nom de Zealandia. Son existence a été découverte grâce aux nouvelles techniques d’exploration de la couche terrestre utilisées ces dernières années.

9MELBOURNE - Australie

Une veste pour s’envoler avec 15 kg d’affaires

Trop de valises, pas assez de place et pas envie de payer le transport en soute ? Plutôt que de casser la fermeture Éclair de votre bagage à main, il vous suffira bientôt de porter la Airport Jacket, la « veste d’aéroport » spécialement conçue pour vous permettre de prendre davantage de choses dans l’avion avec vous. Créée par deux designers australiens, cette veste maligne et modulable se compose de deux parties détachables et comprend 14 poches de rangement. De quoi transporter un ordinateur portable, un iPad, deux paires de chaussures, un jean, trois T-shirts, un pull, deux shorts, un portefeuille, un téléphone, un passeport et des sous-vêtements pour trois jours. Reste à savoir s’il sera confortable de se déplacer en étant si chargé.

8SÉOUL – Corée du Sud

Une montre en braille pour les aveugles

Handicap

Certaines inventions paraissent si évidentes qu’on se demande pourquoi elles n’existaient pas encore. C’est le cas de Dot, une montre intelligente en braille, qui permet aux malvoyants de lire l’heure, de consulter leurs SMS et les coordonnées GPS. Son écran central est composé de points qui montent et descendent pour former des mots en braille. Lorsque la personne reçoit un SMS, la technologie intégrée traduit le message en braille sur l’écran. Des boutons situés sur le côté permettent aussi à l’utilisateur d’envoyer ses propres messages, traduits automatiquement du braille en mots. L’objet est actuellement disponible en pré-commande sur le site de la startup.

7MOSCOU - Russie

Scorpion-3, la motovolante futuriste?

Transports

Éviter les embouteillages grâce à une moto qui survole la ville, un rêve de science-fiction ? Plus pour longtemps. Hoversurf, une startup russe, a mis au point un prototype qu’elle teste depuis un an et demi. Grâce à des batteries et du carburant, cette moto volante de 95 kg peut voler jusqu’à 350 mètres au-dessus du sol à une vitesse de 50 km/h pendant 27 minutes. Pour des raisons de sécurité, l’engin sera toutefois bridé à 10 mètres. La startup espère commercialiser son bijou technologique au plus tôt, mais elle a encore besoin de 2 millions de dollars pour faire aboutir son projet.

6NAIROBI – Kenya

FiveSok, la startup qui veut faire baisser le chômage des jeunes

Selon la Banque mondiale, 40 % de la population kenyane est au chômage et 80 % des chômeurs ont moins de 35 ans. Parallèlement, 800 000 jeunes entrent sur le marché du travail tous les ans. Pour aider les chômeurs à joindre les deux bouts, la plateforme FiveStock les met en relation avec des employeurs offrant des petits boulots rémunérés entre 500 et 5 000 shillings kenyans (4,5 et 45€). Fondée en 2016, la startup vient de lancer une fonctionnalité permettant aussi aux particuliers de solliciter des services d’autres particuliers, avec pour objectif de développer l’économie collaborative dans le pays.

5TEL AVIV – Israël

Découverte dans les éponges, une bactérie absorbant l’arsenic

Environnement

Entotheonella. C’est le nom d’une bactérie salvatrice contenue dans les éponges. Enfin identifiée par des chercheurs du département de zoologie de l’Université de Tel Aviv, cette bactérie est responsable de la capacité des éponges – qui sont parmi les animaux les plus anciens de la planète – à absorber des quantités énormes d’arsenic, qui reste le principal polluant des eaux souterraines. Publiée dans la revue Nature, l’étude détaillant les propriétés de cette bactérie pourrait ouvrir la voie au développement d’un moyen rentable et efficace pour purifier l’eau potable de cette toxine.

4HARARE – Zimbabwe

Quand Sigfox connecte les rhinocéros d’Afrique

Les animaux peuvent-ils être connectés comme les objets ? Pour la startup toulousaine Sigfox, cela ne pose pas de problème. Le spécialiste de la connectivité des objets a annoncé au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone qu’il est en train de connecter les rhinocéros d’Afrique, dont il ne reste que 29 000 spécimens dans le monde, contre 70 000 il y a cinquante ans. La première expérimentation, qui s’est déroulée de juillet 2016 à février 2017, a été menée avec l’organisation internationale de conservation des rhinocéros Lowveld Rhino Trust, basée au Zimbabwe. Un traqueur GPS a été implanté sur la corne de rhinocéros sauvages. L’objectif ? Mieux comprendre leur mode de vie, leurs déplacements, pour mieux les protéger.

3COPENHAGUE - Danemark

The Growroom, un projet de ferme urbaine en open source

Agriculture urbaine

Entourer des immeubles du monde entier d’une sphère de verdure : tel est le projet de The Growroom (la Chambre à pousser en français), porté par le collectif danois Space10. Il s’agit d’une sphère en bois, adaptable à l’architecture de chaque immeuble, qui accueille des plantes à tous les étages. L’objectif est clair : favoriser l’agriculture urbaine, rendre les villes plus respirables et moins polluées grâce aux plantes. Et pour que le modèle s’exporte, ses concepteurs ont décidé de partager, grâce à l’open source, tous les plans de construction, histoire que chaque ville puisse l’adapter à ses spécificités et construire la sphère avec des matériaux locaux. Taipei, Rio de Janeiro et San Francisco ont déjà manifesté leur intérêt.

2MADRID - Espagne

De la peau imprimée en 3D pour aider les grands brûlés

Médecine

Le potentiel de l’impression 3D ne cesse de trouver de nouveaux terrains d’expression. Des scientifiques de l’Université Charles III de Madrid et de la société espagnole BioDan Group ont présenté en Février dernier le prototype d’une imprimante 3D capable de créer une peau humaine appropriée pour une transplantation et pour des tests cosmétiques, chimiques ou pharmaceutiques. Créée à partir de cellules du patient, l’encre biologique pourra ensuite être transplantée pour aider les grands brûlés, par exemple. Et sans risque de rejet, puisque cette « nouvelle peau » provient du patient lui-même. D’après la startup, c’est la première fois que des scientifiques réussissent à créer à l’aide d’une imprimante 3D un organe composé entièrement de cellules vivantes, et non un tissu qui comprendrait des matériaux bioactifs.

1LAKE BUENA VISTA – États-Unis

Une pièce où les smartphones se rechargent partout, sans fil

Technologie

Et si notre smartphone, pour commencer, puis tous nos objets électriques (PC, tablettes, lampes, ventilateurs…) se rechargeaient automatiquement, partout, et sans fil ? C’est ce que promet la technologie QSCR, qui fonctionne grâce à un système complexe de champs magnétiques. Pour tester son potentiel révolutionnaire, des scientifiques de chez Disney ont créé, dans leur centre de recherche, une salle spéciale dans laquelle circule cette technologie. Le courant est envoyé dans une bobine, proche du milieu de la pièce où se trouve une barre de cuivre recouverte de condensateurs (des sortes de batteries). Lorsque l’on approche l’objet du champ magnétique, il se recharge tout seul. La principale crainte vient des effets potentiels de cette technologie sur la santé.