Le tour du monde de l’innovation | Le tour du monde de l’innovation

Le tour du monde de l’innovation


Chaque semaine, La Tribune vous propose de partir à la découverte des petites et grandes innovations qui annoncent l'avenir.

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3CAMBRIDGE - États-Unis

Une encre vivante pleine de bactéries qui réagit à son environnement

Santé

En cas de réaction allergique à un produit chimique, il serait préférable d’être immédiatement alerté avant que cela dégénère. C’est l’objectif de chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Ils ont développé une encre vivante, constituée d’un hydrogel rempli de bactéries génétiquement programmées pour s’allumer lorsque la peau entre en contact avec certains types de produits chimiques. Cette encre révolutionnaire pourrait se porter sur la peau, comme un patch. « Nous pouvons utiliser des cellules bactériennes comme des ouvriers d’une usine 3D », explique Hyunwoo Yuk, l’un des scientifiques chargés du projet, qui ambitionne de pouvoir utiliser cette biotechnologie pour la production de médicaments que l’on pourrait appliquer sur la peau.

10NEW SOUTH WALES - Australie

Des drones à la rescousse des victimes de l’océan

Sécurité

Les drones surveillent, mais ils peuvent aussi sauver. En Australie, deux surfeurs en danger dans l’océan en ont fait l’expérience. Emportés par les vagues, ils ont été secourus par un drone de la société Little Ripper Lifesaver, acheté par les autorités pour surveiller les côtes du New South Wales. Un sauveteur à terre, qui a vu les adolescents se faire emporter par l’océan, a envoyé immédiatement le drone. Équipé d’un flotteur, l'engin a secouru les nageurs en difficulté en soixante-dix secondes, alors que la même opération aurait pris au moins six minutes si elle avait été réalisée par des sauveteurs en mer humains. Il s’agissait du premier jour de la mise en circulation de ce nouveau système de sécurité.

9NAGOYA – Japon

Des robots autonomes pour assister le personnel hospitalier

Robotique

Passer davantage de temps avec les patients et sur les dossiers, moins dans les couloirs : telle est la promesse de la robotique à l’hôpital. Au centre hospitalier universitaire de Nagoya, les infirmiers et les médecins seront assistés dès le mois de février par quatre robots autonomes. Leur mission : se déplacer entre les étages pour épauler le personnel en livrant les médicaments et le matériel médical. Ces androïdes ont été conçus par l’Université de Nagoya avec Toyota Industries, sur le modèle des voitures autonomes. Ils seront équipés d’une caméra à 360 degrés et s’activeront dans les couloirs de 17h à 8h du matin, lorsque le personnel se fait plus rare. La phase de test durera un an.

8SÉOUL – Corée du Sud

Samsung lance un écran de télévision microLED géant

Bien-être

Samsung franchit une nouvelle frontière dans la taille des écrans. Au CES de Las Vegas, le conglomérat sud-coréen a annoncé la commercialisation en 2018 d’un écran de télévision géant, de 146 pouces. Il s’agit du premier téléviseur doté de la technologie microLed, et non plus Oled. Elle réduit le nombre de couches nécessaires au fonctionnement de l’écran. Chacune des microLed dispose de son propre microprocesseur pour gérer la quantité de lumière qu’elle émet, ce qui permet de supprimer les cristaux liquides ou encore les filtres de couleur, et donc d’améliorer la finesse et la propreté de l’image. Son prix n’a pas encore été communiqué, mais l’addition sera salée.

7NAIROBI – Kenya

Optimetriks impose le « crowdsourcing » à la grande distribution

Commerce

En Afrique subsaharienne, la distribution reste informelle : les usages reposent sur les commerçants indépendants qui, souvent, ne suivent pas les directives des grands distributeurs, d'où des écarts de prix, pas de visibilité pour les consommateurs et un manque à gagner pour les distributeurs. Afin d'y remédier, la startup Optimetriks a recours au crowdsourcing : une application de collecte d’informations qui aide les sociétés de vente de biens de consommation à mieux contrôler leur distribution. La startup a déjà levé 500 000 euros et compte quinze clients grands comptes. Les utilisateurs recensent les commerces près de chez eux, prennent des photos des étalages. L’information remonte aux grands comptes qui s’adaptent aux réalités du terrain. La communauté regroupe 1 500 contributeurs qui ont réalisé 250 000 visites de points de vente.

6JERUSALEM – Israël

TestDrop Pro, le mini-appareil qui détecte l’eau potable

Santé

L’accès à l’eau potable est un enjeu de santé publique mondial, notamment dans certains pays d’Afrique ou d’Asie du Sud-Est. Une startup israélienne, Lishtot, a inventé un petit appareil portable, à peine plus gros qu’un trousseau de clés, qui teste en quelques secondes la potabilité de n’importe quelle eau. L’objet détecte de manière très précise tout ce qui n’est pas censé se trouver dans l’eau potable : les contaminants comme le plomb, la bactérie E.coli, les pesticides, le savon et même la salive. L’analyse n’est pas perturbée par la présence d’éléments comme la terre, le sel ou le magnésium, qui n’altèrent pas la potabilité. Compatible Bluetooth, l’appareil envoie les données sur un smartphone pour les lire dans une application, ce qui alimente une carte mondiale de l’eau potable.

5EINDHOVEN - Pays-Bas

Lina, la voiture électrique biodégradable

Environnement

Et si composter sa voiture devenait possible ? C’est l’objectif d’étudiants de l’Université de technologie d’Eindhoven, aux Pays-Bas. Ces ingénieurs en herbe ont conçu une voiture électrique réalisée à partir de matériaux biodégradables et quasiment tous recyclables. Sa carrosserie se compose d’un bioplastique à base de lin et d’acide polyactique (PLA), qui réduit considérablement son poids (310 kg contre 1 500 kg en moyenne pour un véhicule électrique classique). Lina est alimentée par trois batteries au lithiumion modulaires de 10 kg, pour une autonomie de 100 kilomètres à 80 km/h. Pour l’heure, l’équipe a réalisé un prototype et travaille sur une deuxième version plus solide.

4LONDRES – Royaume-Uni

L’intelligence artificielle, nouvelle arme contre la pédopornographie

Justice

Après Interpol en 2016, le service policier métropolitain de Londres se convertit aussi à l’intelligence artificielle (IA) afin d'aider les agents dans leurs enquêtes. L’objectif : utiliser cette technologie pour identifier, en un temps record, des photos et des vidéos de nature pédopornographique sur les appareils informatiques confisqués. L’IA comblera une lacune des logiciels de reconnaissance d’images existants, qui sont capables de bien identifier les armes, les drogues et l’argent, mais qui sont moins performants pour la nudité. Le système, qui doit être opérationnel d’ici à trois ans, permettra d’améliorer la rapidité des enquêtes et d’éviter aux forces de l’ordre de visionner elles-mêmes des photos dérangeantes à longueur de journée.

2MANITOBA - Canada

Quand la chaleur du minage de bitcoins sert à faire pousser des légumes

Economie circulaire

Le bitcoin, dont la valeur explose depuis deux ans, est aussi connu pour son empreinte écologique catastrophique, puisque le minage de cette cryptomonnaie par les ordinateurs consomme énormément d’énergie. Pour réduire l’empreinte carbone, Bruce Hardy, un mineur canadien, a eu l’idée de réutiliser la chaleur dégagée par ses 30 ordinateurs consacrés au minage de bitcoins. Sa startup, Myera Group, a mis au point un système d’air conditionné capable à la fois de refroidir les machines et de récupérer l’énergie pour chauffer une serre dans laquelle il fait pousser des salades et des aromates, nourris par les déjections de poissons installés dans de grandes cuves.

1LAS VEGAS – États-Unis

Des robots font du « pole dance » dans les clubs de strip-tease

Robotique

Les machines vont-elles mettre fin à l’objectification du corps de la femme dans les clubs de striptease ? À Las Vegas, la capitale mondiale du divertissement, le Sapphire Gentleman’s Club a fait monter sur scène des robots qui se dandinent, tournoient et déchaînent le public comme le font les vraies danseuses. Fabriqués avec des déchets par l’artiste britannique Giles Walker, les humanoïdes visent à attirer un public plus large que les hommes dans les clubs de strip-tease. Mais, pour l’instant, il n’est pas question de supprimer les stripteaseuses humaines, a assuré l’établissement.