Le tour du monde de l’innovation


Chaque semaine, La Tribune vous propose de partir à la découverte des petites et grandes innovations qui annoncent l'avenir.

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1SAN FRANCISCO – États-Unis

Slack, la plate-forme pour mieux collaborer en entreprise

Efficacité - Thèmes

Entre les chaînes d’emails interminables, les informations qu’on se donne par messagerie instantanée, ou encore les fichiers qu’il faut récupérer avec des outils comme Dropbox, gérer l’avancée d’un projet à plusieurs peut rapidement tourner au casse-tête. Depuis février 2014, une start-up de la Silicon Valley a lancé Slack, un chat collaboratif qui regroupe sur une même plate-forme toutes les discussions internes. Très simple d’utilisation, Slack se connecte avec d’autres applications comme Skype, Dropbox, Google +, la messagerie d’entreprise, et indexe tous les contenus via un unique moteur de recherche. Il permet ainsi de converser en temps réel avec ses collaborateurs, de partager et d’organiser des documents de manière claire et sans perdre de temps. S. R.

10OSAKA – Japon

Une « peau électronique » pour doter l’homme du sixième sens

Technologie - Thèmes

Grâce à la magnétoréception, certains insectes et vertébrés sont capables de détecter des champs magnétiques pour s’orienter et naviguer. Demain, l’homme sera-t-il doté de ce sixième sens? C’est l’objectif d’un groupe de scientifiques japonais et allemands, qui travaillent sur un système magnétosensoriel pouvant être adapté à la peau humaine. Concrètement, cette « peau électronique » prend la forme de microcapteurs extrêmement fins et légers placés dans la paume de la main. En plus des « superpouvoirs » qu’elle donnerait à l’homme, des applications sont envisagées en robotique. S. R.

9SHENZHEN – Chine

Sophia, la corde à sauter connectée

Sports - Thèmes

À la longue liste des objets connectés qui collectent des données sur l’activité physique (montres, bracelets, vêtements…) s’ajoute désormais la corde à sauter. Dotée d’un petit écran intégré sur la poignée, Sophia compte le nombre de sauts, la vitesse de rotation de la corde et les calories dépensées pendant l’exercice. Grâce à une connectivité Bluetooth, les données sont directement transmises à une application smartphone qui les compile et les analyse. Sophia se connecte aussi à l’application Santé d’Apple et Fit de Google pour croiser les données avec celles d’autres objets connectés. L’application dispose aussi d’un mode « jeu » qui permet de se défier entre amis. Disponible à partir de mai 2015 pour 39 euros. S. R.

8CHANDIGARH – Inde

Blood Donor, une appli pour donner et recevoir du sang

Santé - Thèmes

Pour faire face à la pénurie de sang dans les hôpitaux, un entrepreneur indien, Munish Jauhar, vient de lancer BloodDonor. L’objectif : faciliter le don de sang en mettant directement en relation le donneur et le receveur. Lorsqu’un malade a besoin de sang, l’application lui permet, grâce à un logiciel de géolocalisation, de trouver un donneur compatible proche de chez lui ou de son lieu d’hospitalisation. Depuis son lancement fin 2014, l’application a déjà enregistré plus de 1 000 utilisateurs. Supprimer les intermédiaires permet aux donneurs d’effectuer ce geste de générosité plus facilement et de rendre l’action plus concrète. L’application propose aussi de donner son sang directement à des banques du sang ou des corps hospitaliers. S. R.

7TEL AVIV – Israël

Scio, le scanner de poche révolutionnaire

High-tech - Thèmes

Votre plante se porte-elle bien ? Ce fruit est-il assez mûr ? Combien de calories dans ce morceau de viande ? Désormais, plus besoin de bon sens pour répondre à ces questions, la technologie le fait pour vous. La start-up israélienne Consumer Physics a développé Scio, un petit spectromètre capable de scanner les matériaux ou les objets pour déterminer leur composition. Il fonctionne grâce à la technologie de spectroscopie infrarouge et à des algorithmes. L’utilisateur commence par sélectionner sur son smartphone l’application mobile correspondant au type d’analyse qu’il souhaite effectuer, avant de scanner l’objet de son choix. Le processus ne prend que quelques secondes. Scio peut analyser des matières solides, liquides et des poudres, ce qui permet de l’utiliser sur des plantes, de la nourriture et même des médicaments. S. R.

6BRUXELLES – Belgique

Source sûre, le premier « lanceur d’alertes » francophone

Citoyenneté - Thèmes

Le site Source sûre – créé à l’initiative du quotidien belge Le Soir, avec La Libre Belgique, le groupe de télévision RTBF et Le Monde –, sécurisé, inspiré des whistle blowers anglo saxons, se veut le premier « lanceur d’alertes » francophone. Toute personne désirant dénoncer, preuves à l’appui, des actes illégaux pratiqués par un détenteur de pouvoir (État, entreprise, organisme…) peut désormais poster ses documents sur le site de manière parfaitement anonyme, en utilisant au besoin le navigateur crypté Tor. Les fichiers sont pris en charge par la plateforme sécurisée et indépendante GlobaLeaks, qui les débarrasse de toutes les métadonnées avant de les transmettre aux médias choisis par le lanceur d’alertes. Chacun décide ensuite s’il souhaite ou non mener une enquête. S. R.

5CHÂTEAUROUX – France

Les 1001 vies d’un avion

Recyclage - Thèmes

Entre 6000 et 8500 avions arriveront en fin de vie dans les 20 prochaines années. La réglementation européenne oblige l’industrie aéronautique à les recycler. Il existe une dizaine de sites spécialisés dans le monde, notamment aux États-Unis et en Europe. Sur la plate-forme de Châteauroux, il faut 6 semaines et 3 personnes pour démanteler un gros porteur ; une procédure qui se décompose en trois phases. Le désassemblage : les pièces et les parties avioniques qui ont de la valeur sont récupérées pour être revendues et équiper de nouveaux avions. Puis, la dépollution : il faut retirer les liquides et matériaux dangereux pour les traiter à part. Enfin, l’avion est découpé et broyé, permettant ainsi de recycler près de 147 tonnes de matière première : 85 % d’aluminium, 10 % d'acier, 3 % de titane et 2 % de cuivre. Un avion recyclé permet par exemple de fabriquer 5 176 470 canettes de soda.

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4DAKAR – Sénégal

L’enseignement supérieur dématérialisé

Apprentissage - Thèmes

Alors que le Sénégal reste l’un des pays les moins développés du monde dans l’enseignement supérieur, une initiative pourrait contribuer à changer la donne. Le ministère de l’Éducation sénégalais, en partenariat avec l’équipementier sud-coréen Samsung et la fondation Millenium Connect Africa, vient de valider le principe de l’« école intelligente ». L’objectif : dématérialiser les cours pour permettre à davantage d’étudiants de se former sans les contraindre à une présence physique. Dotés de tablettes numériques, les enseignants et les élèves s’échangeront des cours et des devoirs et pourront interagir à distance. S. R.

3HALIFAX – Canada

Bientôt une crème pour effacer les tatouages

Mode - Thèmes

Les insouciants qui se sont inscrit sur la peau le prénom de leur premier amour ou un dessin ridicule n’auront plus besoin de recourir au laser pour effacer « l’erreur ». Alec Falkenham, un étudiant canadien de 27 ans, a mis au point une crème capable d’effacer l’encre des tatouages. Si sa composition demeure secrète, le doctorant au département pathologies de l’université d’Halifax, explique que son produit agit sur les cellules macrophages de la peau, celles qui absorbent l’encre injectée pour rendre le tatouage visible. L’obtention d’un brevet est en cours. Il faudra compter 4,5 dollars (environ 3,95 euros) pour effacer un tatouage de 10 cm sur 10 cm. S. R.

2NEW YORK – États-Unis

Filabot donne une nouvelle dimension à l’impression 3D

Recyclage - Thèmes

Filabot est une petite machine capable de transformer certains déchets plastiques en matière première pour fabriquer des objets avec une imprimante 3D. Elle permet ainsi de recycler ses ordures ménagères à la maison, tout en réduisant le coût de l’impression 3D. Il suffit d’introduire dans la Filabot des morceaux de plastique usagé. Elle va les moudre, les faire fondre et les extruser pour les convertir en filaments. Tyler McNaney, le fondateur du projet, estime qu’une bouteille de lait pourrait créer jusqu’à 2,5 mètres de filament ! Grâce à ce procédé, Filabot et les autres projets de ce type (PlastiBot, FilaMaker, etc.) pourraient bien rendre l’impression 3D plus accessible, simple, et écologique. L’une des prochaines étapes est d’élargir la liste des matériaux pouvant être utilisés dans ces machines géniales.

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