Le tour du monde de l’innovation


Chaque semaine, La Tribune vous propose de partir à la découverte des petites et grandes innovations qui annoncent l'avenir.

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10BRISBANE – Australie

Des drones qui lâchent des insectes dans les champs

Agriculture - Thèmes

Lorsqu’une plantation est infestée d’insectes indésirables, les agriculteurs perdent du temps et de l’argent pour régler le problème. Michael Godfrey, un étudiant en sciences agricoles de l’université du Queensland, en Australie, a trouvé une solution originale. Il a développé un petit drone doté d’un réservoir à insectes. Lorsqu’il survole les cultures, le drone libère les bestioles, qui détruisent ensuite les ravageurs. La terre est ainsi « assainie » beaucoup plus rapidement que si l’agriculteur faisait le travail lui-même. S. R.

9TIANJIN – Chine

Un voyage de groupe de… 6 400 personnes !

Thèmes - Tourisme

Le patron du groupe de distribution chinois Tiens, Li Jinyuan, vient-il de lancer une nouvelle tendance dans les grands groupes ? Pour récompenser ses meilleurs éléments, le richissime homme d’affaires, 24e fortune mondiale, a offert à 6 400 salariés un voyage en France de quatre jours, tous frais payés. Tous les employés ont fait le voyage en même temps, entraînant une logistique exceptionnelle : 140 hôtels ont été mobilisés pour 30 000 nuitées. 7 600 billets de TGV ont été achetés pour rejoindre Nice depuis Paris. Dans la capitale, le groupe a dû privatiser le Louvre pendant quelques heures pour permettre à l’ensemble de ses salariés de le visiter (en deux groupes). Lincidence financière de ce voyage d’entreprise est estimée à 13 millions d’euros pour l’économie française. S. R.

8RÉGION AMHARA – Éthiopie

Warka Water, château d’eau en milieu aride

Eau - Thèmes

Dans la région Amhara, au nord de l’Éthiopie, les femmes parcourent des dizaines de kilomètres pour s’approvisionner en eau. L’objectif de Warka Water est de pallier ce problème majeur d’accès à l’eau potable de façon efficace et durable. La structure, faite à partir de tiges de bambou et de tissu, mesure 9 mètres de haut pour 60 kg et peut collecter jusqu’à 100 litres d’eau par jour. Son fonctionnement est simple : pendant les moussons, les gouttes de pluie glissent le long du cordage en bambou. Lors des périodes sèches, c’est un tissu très fin qui capture l’humidité de l’air sous forme de microgouttes de condensation. Le cordage achemine ensuite cette eau vers la base de la tour. Il n’y a plus qu’à se servir ! Selon son concepteur, l’architecte italien Arturo Vittori, seulement quatre personnes suffiraient à construire Warka Water avec des matériaux locaux.

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7NAIROBI – Kénya

Des chaussures qui grandissent avec les enfants

Habillement - Thèmes

On oublie facilement à quel point une simple paire de chaussures contribue à notre bien-être physique et psychique. Depuis quelques mois, des entrepreneurs humanitaires américains distribuent au Kénya, au Ghana, en Équateur et à Haïti des chaussures spéciales, baptisées « Shoes That Grow » (des chaussures qui grandissent). Composées de caoutchouc et de cuir – des matériaux résistants –, ces sandales collent à la croissance de l’enfant qui les porte. Pour gagner jusqu’à cinq tailles, il suffit de desserrer l’étreinte de la chaussure au niveau du talon, des orteils et sur le côté, comme on le ferait avec une ceinture autour du ventre. Simple mais ingénieux et salvateur pour les enfants les plus défavorisés. Deux tailles sont disponibles : de 0 à 4 ans et de 5 à 9 ans. S. R.

6TEL AVIV – Israël

Recharger sa voiture électrique en cinq minutes chrono

Automobile - Thèmes

La startup israélienne StoreDot avait déjà fait parler d’elle en lançant une batterie de smartphone rechargeable en trente secondes. Désormais, ses ingénieurs visent plus grand. L’an prochain, StoreDot commercialisera une nouvelle technologie permettant de recharger une batterie de voiture électrique en seulement cinq minutes. Soit le temps d’une pause-café. Pour réaliser cette performance, la startup a développé une batterie composée de 7 000 cellules, chacune étant elle-même un chargeur rapide. Cerise sur le gâteau : ces cellules peuvent être produites à partir d’éléments bio-organiques, ce qui limite les coûts de fabrication. S. R.

5JUUNKA – Finlande

Un pont de glace de 100 mètres de long

Exploit - Thèmes

Les étudiants de l’université technologique d’Eindhoven n’ont pas froid aux yeux. De décembre 2015 à février 2016, ils se lanceront dans la construction d’un pont de glace long de 100 mètres. Un record. L’ouvrage, baptisé « Pont Da Vinci » en hommage au célèbre génie italien de la Renaissance, sera érigé dans la glaciale ville de Juunka. Il se composera de « pykrete », un matériau trois fois plus solide que la glace pure, obtenu par un mélange de glace, de bois et de fibres de papier. « Une voiture devrait pouvoir circuler sur le pont sans aucun problème », promet Arno Pronk, l’un des trois étudiants à l’origine du projet. Le pont accompagnera d’autres sculptures qui formeront un véritable « village de glace ». S. R.

4LONDRES – Royaume-Uni

Suzanne Lee, la créatrice qui fait pousser les vêtements

Mode - Thèmes

Suzanne Lee nous propose une vision radicale de la mode du futur. Se définissant elle-même comme une « bio-couturière », elle « fait pousser » ses tissus grâce à des microorganismes vivants. Le procédé s’inspire du kombucha, une boisson acidulée préparée en incorporant un mélange de bactéries et de levures dans du thé sucré. En se nourrissant du sucre, les bactéries produisent une membrane qui grandit au fil des jours. Au bout de deux à trois semaines, on obtient un cuir, appelé cellulose microbienne, qu’il faut sécher, mouler, découper et coudre. Suzanne Lee est convaincue que les recherches sur les organismes vivants peuvent donner vie à une toute nouvelle espèce de vêtements et réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. Aujourd’hui, la créatrice aide les designers et les ingénieurs à développer de nouvelles fibres durables, et les marques à les intégrer à leurs collections.

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3MADRID – Espagne

Des peintures accessibles aux malvoyants au Prado

Culture et handicap - Thèmes

Dans un musée, on « touche avec les yeux », comme disent souvent les parents à leurs enfants. Oui, mais le respect des oeuvres empêche les malvoyants d’en profiter. Pour rendre l’art accessible à tous, le Prado, à Madrid, a mis au point une exposition inédite, « Touching the Prado ». Le célèbre musée a commandé des reproductions en trois dimensions des plus grands chefs-d’oeuvre, comme la Joconde de Léonard de Vinci. Le Prado a fait appel à la technique « Didu ». Grâce à une encre spéciale, cette méthode d’impression 3D permet de donner du volume aux éléments du tableau. Jusqu’au 28 juin 2015. S. R.

2RIO DE JANEIRO – Brésil

Une « Bourse du foot » pour fixer la valeur des produits dérivés

Sports - Thèmes

En économie, les performances des entreprises cotées jouent un grand rôle dans leur valeur en Bourse. Et si on appliquait le même principe pour fixer le prix des produits dérivés des clubs de foot ? Créée par la société d’analyse de données Footstats, l’application Foot Trade convertit les statistiques des matchs de football en valeur marchande. Concrètement, les supporters achètent les maillots de leurs équipes fétiches en fonction de leur cote du moment. L’application prend en compte le classement en championnat, le nombre de buts, de coups francs, de matchs remportés, pour déterminer le prix des maillots. L’occasion pour certains supporters qui ont du nez d’acheter des maillots à bas prix pour les revendre quand l’équipe explose… S. R.

1MIAMI – États-Unis

De meilleures prévisions grâce au plus grand simulateur d’ouragans du monde

Météo - Thèmes

Son nom est « Sustain ». Cette immense et terrifiante machine, qui ressemble à un aquarium géant, peut, pour la première fois, simuler des ouragans de catégorie 5, le maximum. Construit par des chercheurs de l’université de Miami, Sustain dispose d’un moteur de 1 700 chevaux, peut agiter 144 000 litres d’eau et actionner des vents jusqu’à 251 km/h. Long de 23 mètres et large de 6 mètres, le plus grand simulateur du monde (et le plus cher, 47 millions de dollars) intègre aussi des habitations et de la végétation. L’objectif : comprendre les dégâts subis par les constructions situées le long des côtes, pour mieux protéger les populations. S. R.