Le tour du monde de l’innovation


Chaque semaine, La Tribune vous propose de partir à la découverte des petites et grandes innovations qui annoncent l'avenir.

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10MELBOURNE – Australie

Humai, la startup qui veut vaincre la mort

Robotique

La série britannique Black Mirror, qui imagine les dérives des nouvelles technologies, l’avait déjà mis en scène en 2013. Dans un épisode, il était possible d’implanter les souvenirs et la personnalité d’un défunt dans un humanoïde plus vrai que nature, afin de vaincre la mort. C’est précisément ce que cherche à faire la startup australienne Humai. Grâce à l’intelligence artificielle et à la nanotechnologie, elle espère arriver à stocker toutes les données existant sur un individu (photos, vidéos, écrits, conversations, etc.) pour recréer sa personnalité, son timbre de voix, son sens de l’humour, ses opinions et même ses tics de langage et sa manière de se mouvoir. L’objectif : implanter ces informations dans un robot qui lui ressemblerait comme deux gouttes d’eau. Terrifiant ? Rassurons-nous, les technologies nécessaires ne sont pas encore assez avancées, mais le fondateur de la startup, Josh Bocanegra, estime que ce sera possible à l’horizon 2045.

9SRIHARIKOTA – Inde

Un satellite pour surveiller les gaz à effet de serre

Sciences

En avril 2016, le centre spatial Satish Dhawan, en Inde, lancera Claire, un satellite québécois qui promet une meilleure surveillance des gaz à effet de serre à moindre coût. Son originalité est de cibler depuis l’espace des sites spécifiques (une installation ou un chantier par exemple) plutôt que d’effectuer des mesures globales. Cela permet aux exploitants de récolter des données plus précises et moins coûteuses afin d’en tenir compte pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

8HAÏFA – Israël

Un matériau qui s’autorépare

Lorsqu’on se blesse, notre peau cicatrise. Alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour les objets ? Le prestigieux Technion et l’Institut Russel Berrie Nanotechnology ont développé le premier matériau capable de s’autoréparer. Composé de polymères synthétiques, il est flexible, fin et capable de se reconstituer en cas de dommages au bout de 10 à 30 minutes. Toujours en phase de développement, il pourrait être utilisé pour protéger les écrans tactiles des téléphones portables, corriger les imperfections dans les circuits électriques ou encore protéger le matériel médical.

7TCHERNOBYL – Ukraine

Une enceinte de confinement pour sécuriser Tchernobyl

Dépollution

Ces deux demi-arches en acier pèsent cinq fois la Tour Eiffel. Assemblées cet été, elles représentent la première étape de l’énorme chantier de sécurisation de Tchernobyl. Mené par l’entreprise Novarka avec Vinci et Bouygues Construction, ce projet pharaonique vise à construire une enceinte de confinement de 110 mètres de haut et de 260 mètres autour du réacteur accidenté. Avec l’objectif de protéger l’environnement des émissions radioactives et de fournir l’infrastructure requise pour le futur démantèlement du réacteur. Reste désormais à ajuster et à resserrer près de 1 000 boulons afin d’assurer l’étanchéité de l’ouvrage. Les travaux seront terminés fin 2017.

6YAOUNDÉ – Cameroun

L’appli qui intègre les exclus du système bancaire

M-commerce - Thèmes

Huit cents millions d’Africains n’ont pas de compte bancaire… mais 80 % d’entre eux possèdent un téléphone portable. Pour faciliter leurs achats, l’application WeCashUp vise à payer directement avec son mobile de manière fiable et sécurisée, sans avoir besoin de compte bancaire. Ce « système financier bâti par la communauté » permet aux Africains de déposer et retirer des espèces dans tous les petits commerces et boutiques partenaires, ce qui crédite leur compte sur l’application, leur permettant de faire des achats.

5LIMAY – France

De l’huile de friture transformée en diesel

Biocarburant

Récupérer les huiles alimentaires et les valoriser en biocarburant n’est pas une idée nouvelle, mais aucune solution industrielle ne permettait jusque-là de développer ce recyclage très vertueux. Aujourd’hui, c’est chose faite. L’usine de Limay, dans les Yvelines, près de Paris, produit chaque année 20 000 tonnes de biodiesel. Celui-ci est fabriqué à partir d’huiles alimentaires usagées et de déchets gras collectés auprès de 10 000 restaurants. Filtrées, puis lavées, ces huiles sont transportées à l’usine de Limay pour être transformées et obtenir de l’ester méthylique d’huile usagée (EMHU). Un véritable biodiesel à l’empreinte écologique infime. Chaque litre d’huile usagée de restaurants valorisée évite l’émission de 3 kg de CO2, et une tonne d’huile usagée recyclée permet de produire 1 200 litres de biocarburant.

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4HONDOUVILLE – France

Une peinture dépolluante qui détruit le formaldéhyde

Santé - Thèmes

Contrairement à ce que l’on peut penser, l’air intérieur est huit fois plus pollué que l’air extérieur. Or, nous y passons plus de vingt heures par jour ! En cause principalement : le formaldéhyde, un composant présent dans la majorité de notre mobilier, qui peut être source de cancers. Pour l’éliminer, la PME Onip a mis au point la première peinture dépolluante, capable de capter et de détruire plus de 60 % du formaldéhyde présent dans une pièce. Son secret ? L’intégration dans la peinture d’une résine spéciale, qui attire les molécules de formaldéhyde et les élimine.

3BINGHAMTON – États-Unis

Une biobatterie origami dopée aux bactéries

Nanotechnologie

Seokheun Choi, un chercheur américain, a développé une biobatterie pliable qui coûte seulement 0,05 dollar. Nourrie aux bactéries, cette solution économique se destine aux zones où les ressources en énergie manquent. Pour concevoir cette batterie de poche, ce scientifique a utilisé l’origami, une technique ancestrale de pliage venue d’Asie. Elle permet de connecter les batteries pliables entre elles pour additionner la puissance électrique, et éviter ainsi les montages en série ou en parallèle qui occupent beaucoup de place. De plus, cette invention est écologique. Composée de papier recyclé, elle n’utilise pas de nanomatériaux polluants. Le courant électrique est produit par des bactéries qui vivent dans les quelques gouttes d’eau nécessaires au fonctionnement de cette pile.

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2COLUMBUS – États-Unis

L’iFlask, la coque d’iPhone qui peut contenir 14 cl de liquide

Insolite - Thèmes

Le prix des consommations dans les boîtes de nuit des grandes villes américaines étant prohibitif, la startup Weku Group a imaginé un stratagème pour s’offrir un verre de plus en toute discrétion. Sa coque d’iPhone, baptisée iFlask, peut contenir 14 cl de liquide. De quoi se servir quelques shots de son alcool favori. Coût de ce gadget à destination des fêtards : 29,95 dollars (27 euros).

1SAN FRANCISCO – États-Unis

Un assistant virtuel pour aider les enfants avec les maths

Répétiteur virtuel

Les mathématiques sont une matière difficile et beaucoup d’élèves perdent pied au collège quand les choses commencent à devenir sérieuses. Pour s’accrocher, l’entrepreneur Sidharth Kakkar, établi à San Francisco, a créé l’application Front Row. Cet assistant virtuel intègre les cours du professeur et vient en aide à l’élève au moment de faire les devoirs. L’application s’adapte à l’enfant pour lui permettre de progresser à son rythme. Elle envoie ensuite au professeur un bilan des progrès et des notions à approfondir en classe. Distribuée aux États-Unis, Front Row est déjà utilisé dans 25 000 écoles.